L’Algérie et le nouvel ordre mondial..

 

Le monde bouillonne. Crises multidimensionnelles, conflits armés, terrorisme, bouleversements anticonstitutionnels, pauvreté, la mondialisation ne cesse de déverser ses résidus sur les rivages des plus vulnérables. Le nouvel ordre mondial censé établir une certaine stabilité planétaire n’a fait que renforcer l’écart, pourtant décrié, entre les pays développés et les autres. Un fossé qui s’est davantage creusé sous l’effet de la prédation des richesses par les puissants à travers leur armada de sociétés multinationales qui se sont transformées en véritables pouvoir décisionnel. Dans cet imbroglio planétaire, des pays ont su faire preuve d’audace dans la prise en charge de leur devenir en affichant un rationalisme économique, salué et reconnu par les institutions internationales. L’Algérie, d’aujourd’hui en est l’illustration parfaite. L’ère de «tout hydrocarbure» est désormais remise en cause. Bien que ce secteur représente toujours un atout majeur, la diversification de notre économie est devenue une alternative sérieuse et irréversible. Le potentiel des richesses est immense tant humains que dans les sous-sols. Dès son avènement à la tête de l’Etat en décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune a tracé les grandes lignes de ce que sera l’Algérie de demain. Un objectif qui puise sa substance dans la souveraineté économique, basée sur la diversification des ressources telles que les mines, l’agriculture, l’industrie et surtout le génie de notre jeunesse par l’encouragement de la création des start-up appelées à devenir de puissants leviers économiques. Ainsi en s'engageant sur cette voie, le président de la République insiste à ce que toutes les richesses soient bénéfiques aux Algériens. Son projet vise une Algérie moderne et irrémédiablement sociale, qui produit, innove et qui rivalise sur l’échiquier international. Une Algérie prête à faire face aux défis et aux soubresauts qui secouent le monde. Preuve en est pour l’année 2025, le dernier rapport consacré de la Banque mondiale a indiqué que l’économie nationale a poursuivi sa dynamique positive, affichant une croissance de 4,1% au premier semestre, avec une expansion projetée à 3,8% sur l’ensemble de l’année. Cette performance est principalement portée par les secteurs hors hydrocarbures, dont la croissance a atteint 5,4%. Le constat relève un autre facteur qui n’est pas si évident dans d’autres pays y compris dans les pays développés. L’inflation durant la même année s’est établie autour de 1,7% au cours des neuf premiers mois. Un recul dû à la baisse des prix des produits alimentaires, notamment les fruits et légumes, à la bonne performance du secteur agricole. Devenu un acteur énergétique incontournable, pôle important dans l’industrie des médicaments à l’échelle continentale, pourvoyeur majeur en devenir de matières premières transformées et bientôt un des leaders mondiaux dans la commercialisation du minerais, notamment le fer avec l’entrée imminente en service du gisement de Gara Djebilet, «l’Algérie Nouvelle» est sur le point de gagner son pari et de s’installer idéalement dans la future architecture d’un ordre mondial qui ne réserve apparemment aucune place aux faibles.

El Moudjahid


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